Pêche ouverte toute l’année en Tarn-et-Garonne : c’est parti !
Bonne nouvelle pour les passionnés : en Tarn-et-Garonne, la pêche en 2ᵉ catégorie reste désormais ouverte toute l’année. Il n’y a donc plus de fermeture spécifique pour la pratique au leurre ou au vif.
Cette évolution ne doit rien au hasard. Elle répond à un objectif clair : mieux protéger les carnassiers tout en tenant compte des attentes des pêcheurs.
Pourquoi supprimer la fermeture traditionnelle ?
La fermeture nationale était principalement conçue pour protéger le brochet durant sa reproduction. Or, ce poisson est très peu capturable à cette période : qu’on pêche au leurre ou non, il est donc peu perturbé par l’activité halieutique.
L’expérience menée sur le plan d’eau de Balat-David, ouvert toute l’année depuis trois ans, confirme d’ailleurs l’absence d’impact notable sur la reproduction du brochet.
Des carnassiers plus vulnérables au printemps
En revanche, certains carnassiers sont beaucoup plus sensibles pendant leur période de fraie.
Les espèces dites « protectrices de nid », comme le black-bass ou le sandre, sont particulièrement vulnérables lorsqu’elles défendent leurs zones de reproduction. Leur fraie, décalée par rapport à celle du brochet, les expose fortement entre avril, mai et juin.
Pour renforcer leur protection, des réserves temporaires sont mises en place.
Leur localisation est précisée page 6 du guide de pêche.
Ces réserves seront actives du 26 janvier au 5 juin.
Février et mars : des mois à ne pas manquer
La pêche reste particulièrement intéressante en février et mars, avec de belles opportunités pour :
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la perche
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le sandre
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le black-bass
Attention toutefois : les plans d’eau classés « charte à truite » ne sont pas autorisés à la pêche au leurre.
Remise à l’eau obligatoire : un rappel essentiel
Pour accompagner cette ouverture annuelle, certaines règles restent strictes :
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Tout brochet capturé entre le 25 janvier et le 25 avril doit être remis à l’eau.
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Tout black-bass capturé entre le 25 janvier et le 6 juin doit également être relâché.
Une approche plus ciblée
L’idée est simple : protéger la reproduction là où elle se déroule réellement, plutôt que bloquer l’ensemble des pêcheurs sur tout le département.


